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Et si c’était le début de la ménopause ?

« C’est moi, ou il fait chaud ? » Vous avez dans la quarantaine avancée et des envies de vous déshabiller dans la rue, en plein hiver, quand les autres grelottent. Cette sensation surprenante et inconfortable pourrait bien être le signe d’un tournant majeur dans votre vie de femme.

En France, la ménopause apparaît généralement entre 48 et 52 ans. Elle est considérée comme précoce lorsqu’elle intervient avant l’âge de 41 ans et tardive après 55 ans. Elle se caractérise par l’arrêt total de l’activité ovarienne et donc des règles, mais cela n’arrive pas subitement.

La ménopause est en effet précédée d’une période plus ou moins longue (3 à 5 ans), que l’on appelle péri-ménopause (ou pré-ménopause). Les ovaires ralentissent leur activité et une diminution progressive du taux de progestérone, puis du taux d’oestrogènes, vont entrainer un certains nombre de signes physiologiques, plus ou moins gênants : des cycles perturbés, des règles plus abondantes, une accentuation du syndrome prémenstruel, une hyper-sensibilité des seins, des humeurs à fleur de peau, des kilos coriaces qui viennent se loger dans les fesses, des troubles du sommeil, parfois des douleurs articulaires, des fuites urinaires, une sécheresse vaginale, et bien sûr… ces fameuses bouffées de chaleur et sueurs nocturnes, impromptues et bien caractéristiques d’une ménopause qui s’annonce.

Cela fait beaucoup pour une seule femme ! Heureusement, tous ces « symptômes » ne se cumulent pas, ils varient d’une femme à l’autre, surviennent dès la quarantaine chez certaines, pas du tout ou très peu chez d’autres, peuvent être plus ou moins intenses et plus ou moins bien vécus. Chaque profil est unique et ce n’est pas une fatalité d’en subir les désagréments.

Dans un premier temps, afin de confirmer le diagnostic, qui plus est si vous êtes toujours sous contraceptif , une prise de sang permet de mesurer le taux d’hormone folliculo-stimulante (FSH). Si ce taux est élevé, le soupçon de ménopause se confirme. Mais c’est réellement lorsque l’organisme ne produit plus du tout d’hormones ovariennes (progestérone et oestrogènes), avec une absence totale de règles pendant un an, qu’il y a ménopause.
Pour négocier ce tournant le mieux possible, les médecins conseillent une activité physique régulière, un régime alimentaire équilibré et pauvre en graisse, l’arrêt du tabac, et un apport suffisant en calcium et vitamine D. Un traitement hormonal substitutif (THS ou THM) peut être prescrit dans certains cas. Il existe également des traitements symptomatiques non hormonaux qui peuvent aider à mieux vivre cette période inéluctable de la vie d’une femme.  La ménopause signe la fin de la fertilité, mais ce n’est pas une maladie, et il existe des solutions pour ne pas se laisser embêter outre mesure. Parlez-en à votre gynécologue ( et à vos amies, ça fait du bien ). Elle signe également un nouveau départ, une libération : plus de règles !